Nouvelles

Blog+

Article

Quant notre habillement a un impact en affaire

Stephane Bernier
11/11/2024

Quand l’habit fait le moine

Normalement, le dicton dit que l’habit ne fait pas le moine. Mais aujourd’hui, je vais vous parler du contraire : comment l’habillement que nous portons a un impact significatif sur notre façon d’être en affaires. En tout cas, ç’a été le cas pour moi.

Alors, voici ma petite histoire concernant l’habillement en affaires…

HISTOIRE

Dans ma vie d’entrepreneur, j’ai traversé 5 phases en lien avec l’habillement : la phase imposée, la phase habitude, la phase rebelle distinguée, la phase décontractée, et finalement, celle du dépouillement.

PHASE 1 : IMPOSÉE

Prenons la première phase, imposée. À mes débuts comme programmeur, la compagnie pour laquelle je travaillais, nous obligeait à porter la cravate, mais pas l’habit. L’habit était réservé pour les employés séniors. Il faut dire que l’on devenait sénior après un an comme employé. On montait rapidement en compétence à cette époque. Donc, il ne fallut pas longtemps avant que je porte le veston et la cravate.

Pourquoi nous imposait-on cela ? Eh bien, pour avoir une image professionnelle vis-à-vis de nos clients. C’était le modèle IBM de l’époque.

PHASE 2 : HABITUDE

Porter un veston et une cravate était devenu une habitude, et je ne me posais pas de questions existentielles à ce moment-là. J’avais fondé mon entreprise et, comme j’étais jeune à l’époque, 24 ans, cela me donnait une forme d’assurance et de sérieux vis-à-vis de mes clients et employés.

Cette phase dura 15 ans, jusqu’à ce que je découvre comment mon habillement pouvait avoir un impact significatif sur les autres. Je l’ai appelée la phase rebelle distinguée.

PHASE 3 : REBELLE DISTINGUÉE

Ah, c’est là que j’ai commencé à m’habiller comme une carte de mode. C’était aussi une phase plus rebelle où j’ai eu pas mal de plaisir. À ce moment-là, j’ai commencé à acheter des habits très dispendieux à 1000 dollars pièce, et je choisissais mes accessoires avec beaucoup de couleur.

À cette époque, ceux qui représentaient les technologies de l’information s’habillaient de manières assez monotones. Donc, dans les 5 à 7 et mes diverses rencontres, je me faisais remarquer. Cela me donnait un certain style, et j’aimais ça. C’était ma marque de commerce et cela contribuait à me faire connaître un peu plus dans le milieu des affaires.

PHASE 4 : DÉCONTRACTÉE

La phase décontractée, c’est la phase boutons de manchette et pas de cravate. Je me sentais un peu au-dessus de la mêlée à ce moment-là, porté par mon ego. Cela faisait homme d’affaires accompli et cela me donnait un côté plus accessible pour mes employés.

J’avais même fait graver le logo de ma compagnie sur les manchettes de mes chemises. Cela faisait parler bien du monde.

PHASE 5 : DÉPOUILLEMENT

La phase Dépouillement… c’est la période d’une importante crise existentielle à l’aube de mes 50 ans. J’ai tout revu, mon modèle d’affaires, mes amours, ma maison, mes habits. Il faut dire que j’ai eu, comme une claque au visage, une grosse prise de conscience à ce moment-là.

Je vous explique, en discutant avec mon meilleur ami, celui-ci m’expliquait qu’il allait prendre sa retraite dans 5 ans. J’étais estomaqué. En regardant en arrière de moi, je me suis rendu compte que j’avais travaillé toute ma vie à monter mon entreprise et que financièrement, je ne possédais pas grand-chose. C’est là que j’ai eu un déclic. Je me disais que ça ne marchait pas de mon côté et que je devais tout remettre en question.

J’ai revu le modèle de mon entreprise (ça, c’est une autre histoire) et en même temps ma façon de m’habiller. Les habits ont pris le bord, j’ai décidé de m’habiller simplement : gilet et jeans. Ah, que ça faisait du bien. J’ai mis en vente mes habits, je n’ai pas eu d’acheteurs, ce n’est pas grave, je les ai donnés. J’en ai gardé deux pour mes sorties chics avec ma blonde et depuis ce temps-là, je n’ai plus remis d’habits pour travailler.

CE QUE J’AI APPRIS

Voici ce que j’ai appris :

  1. Ne sous-estimez pas votre façon de vous habiller. Cela peut avoir un impact significatif sur ce que vous représentez.
  2. Osez être différent. Soyez rebelle, cela peut devenir votre marque de commerce.
  3. Soyez en phase avec vous-même. Il est important que votre habillement reflète votre état d’esprit.

Si vous avez aimé le texte de mon blogue et si cela vous intéresse, vous trouverez le contenu en version vidéo sur ma chaine YouTube :

www.youtube.com/@Lentrepreneurconteur

Bonne semaine à tous !

Stéphane Bernier, Entrepreneur conteur